Tokophobie ou la peur d’être enceinte et de l’accouchement


Désir d'enfant, Mode grossesse / mardi, juillet 17th, 2018

On dit souvent que la grossesse est un moment merveilleux où l’on donne la vie et où on construit sa propre famille, cependant tout n’est pas toujours tout beau et tout rose. Il s’agit d’un moment important qui peut donc être redouté par un grand nombre de femme, au point que cela devienne une phobie, on parle alors de tokophobie.

Qu’est-ce que c’est exactement ? Comment savoir si je suis tokophobe ? Et surtout, comment la soigner ?

Qu’est-ce que la tokophobie ?

Avoir une peur incommensurable d’accoucher porte désormais un nom : la tokophobie. Nous pouvons donc la considérer comme une maladie puisqu’elle est liée à la crainte de la douleur et de la mort. Non seulement la peur s’attache à l’accouchement, mais également à la grossesse, ce qui peut provoquer des états de panique ou bien des angoisses paralysantes au point de ne plus vouloir être mère ou de remettre cette expérience le plus tard possible.

Cette crainte est naturelle, passer de l’état de femme à mère ce n’est pas simple, d’ailleurs en 2012, l’Industrial Psychiatry Journal (revue médicale indienne) déclarait que 13 % des femmes souffrent de tokophobie. Chez certaines personnes cette peur peut être plus ou moins accentuée. Cette phobie touche à la fois les jeunes et les femmes de plus de 40 ans, il n’y a donc pas de caractéristiques types, mais il existe cependant plusieurs profils et symptômes qui peuvent être identifier.

Les trois profils de la tokophobie

  1. La tokophobie primaire est souvent présente avant le premier accouchement, il s’agit d’une peur qui peut apparaître à l’adolescence. Généralement, lorsque l’on est à ce stade, les relations sexuelles se déroulent bien mais les moyens de contraceptions sont multipliés afin d’éviter tout risque de grossesse. L’état primaire est très répandu mais il n’est pas pour autant paralysant car le désir d’avoir un enfant dépasse souvent la peur de la grossesse et de l’accouchement, même si souvent les accouchement vont être pratiqué par césarienne à la demande de la future maman.
  2. Les femmes qui souffrent de tokophobie secondaire ont généralement vécu un accouchement difficile, ce qui a causé un traumatisme, comme par exemple un accouchement opératoire si le fœtus est en souffrance. La naissance de leur enfant a été un moment douloureux et pénible qui a pu laisser des séquelles physiques ou psychologiques. Cette peur peut également s’expliquer s’il y a eu une crainte pour la vie du bébé, ou même si la personne à penser ne serait-ce qu’un instant qu’elle avait perdu son bébé.
  3. La tokophobie peut également être un symptôme de dépression prénatale lorsqu’une femme réalise sa grossesse et les responsabilités que cela implique, il est possible de se sentir dépassé par les événements et dans certains cas la femme va penser qu’elle n’est pas capable d’assumer ce rôle.

Ce symptôme de dépression peut conduire, dans certains cas, à une interruption volontaire de grossesse ou bien à des comportements à risques que ce soit à travers la pratique de sport à haut niveau ou bien la consommation d’alcool ou de cigarettes.

phobie accouchement

Les conséquences de la phobie de l’accouchement et ses remèdes

La tokophobie peut avoir des conséquences graves comme le fait de se refuser à devenir mère, même si un désir est présent, à cause de cette peur phobique de la grossesse et de l’accouchement. Comme nous l’avons vu précédemment, l’interruption volontaire de grossesse va souvent être envisagée par une personne victime de cette maladie, de même que la césarienne sera préférée dans le cas où la peur de la grossesse soit surmontée. Cependant, il arrive qu’après l’accouchement, la personne demande une stérilisation afin de ne plus être confrontée à cette situation. Elle peut également développer un syndrome de stress post-traumatique (vomissements, anxiété, rêves ou souvenirs désagréables…).

Mais pas de panique, si vous souffrez de cette maladie, il existe des solutions que vous pouvez employée afin de lutter contre cette peur phobique. Généralement, on conseille une psychothérapie afin de permettre à la personne de s’exprimer librement, sans crainte d’être jugée, afin de déterminer l’origine de cette phobie et ainsi la combattre. Si la femme est enceinte, il faudra alors convier l’équipe médicale lors de ces thérapies (gynécologue, sage-femme…) afin d’avoir un meilleur suivi et un meilleur encadrement.

Il existe également des aides naturelles comme l’homéopathie ou la phytothérapie qui sont régulièrement employés, cependant il faudra toujours avoir l’avis de son médecin afin de ne prendre aucun risque, surtout dans le cadre d’une grossesse. Si vous êtes stressée, il n’y a rien de tel qu’une bonne séance de yoga, de relaxation ou de méditation. En plus, il y a des exercices que l’on peut pratiquer soi-même, ce qui peut être bien pratique lors d’une crise de panique.

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